Un réseau engagé dans la drépanocytose

Le REDAC est un réseau africain créé en 2010 à Kinshasa, qui regroupe des chercheurs et cliniciens engagés dans la drépanocytose. Il a également pour membres, les chercheurs africains, européens et américains qui dédient leur temps à la recherche. 

En Afrique subsaharienne la prévalence du gène βs responsable de la drépanocytose est élevée, faisant de la drépanocytose la maladie génétique la plus rependue et constitue un problème majeur de santé publique.

Apres l’Inde et le Nigeria, la République Démocratique du Congo est le troisième pays le plus touché. L’anomalie de l’hémoglobine, due à la présence du gène βs, caractérisant la drépanocytose, provoque dans des conditions de manque d’oxygène, la déformation, la rigidification des globules rouges et l’adhésion anormale des globules rouges aux parois des vaisseaux.

Les conséquences sont multiples, l’obstruction des micro vaisseaux (vaso-occlusion) et la destruction prématurée des globules rouges (hémolyse) et l’apparition de complications aigus et chroniques telles que les crises douloureuses, l’anémie, les infections, les accidents vasculaires cérébraux, le priapisme, les ulcères de jambe, des complications pulmonaires.

Face à l’hétérogénéité dans la prise en charge de cette maladie en Afrique centrale, les spécialistes de la drépanocytose de pays suivants :  Gabon, Cameroun, Angola, Tanzanie, Kenya, Ouganda, Congo Brazzaville, République Démocratique du Congo, La Zambie, ensemble avec ceux venus de la Martinique et les Etats-Unis se sont rencontrés à Kinshasa en RDC en 2010 ont décidé de créer un réseaux permettant des collaborations pour harmoniser la prise en charge et offrir aux patients africains la possibilité de bénéficier des thérapeutiques de base de qualité.

Le REDAC qui s’est constitué sur la base de ces objectifs bénéficie d’une reconnaissance légale en tant qu’Association régie par la loi française et a son siège social à Paris, en France et administratif à Kinshasa, en RDC.